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«Les débats du Siel: plaidoyer pour une véritable société du savoir dans le monde arabe»

 Les participants à un débat au Salon international de l’édition et du livre (Siel) de Casablanca ont plaidé pour la promotion d’une société du savoir dans le monde arabe à travers la modernisation du système de l’éducation, seule voie pour relever les défis du développement.

Réunis autour d’une rencontre-débat sur « la société de savoir et les défis de développement », les intervenants ont déploré le fait que les sociétés arabes sont toujours à la traîne sur les registres éducatif, culturel et scientifique. Une situation de sous-développement qui les empêche, selon eux, de suivre le mouvement des évolutions incessantes dans l’univers des nouvelles technologies et d’asseoir une véritable société du savoir.

Pour le chercheur Yahya El Yahyaoui, la société du savoir dans le monde arabe reste plutôt un « épiphénomène » qui n’est point propice à la promotion de toutes les formes et modes de connaissances scientifiques et technologiques, exprimant son regret face à une contribution arabe timide sur la toile.

Et de pointer du doigt les politiques en matière d’enseignement et de recherche dans le monde arabe qui ne favorisent pas, à ses yeux, la naissance d’une société du savoir, déplorant la fracture numérique abyssale qui existe aujourd’hui entre l’Orient et l’Occident.

Un avis que partage le chercheur Mohamed Zernine pour qui la promotion d’une société du savoir dans le monde arabe passe inéluctablement par une mise à niveau du système éducatif et une formation en phase les évolutions technologiques, estimant que la concrétisation de cet objectif ne requiert pas de faire le même chemin que l’Occident.

Et de conclure que l’instauration d’une société de savoir se doit de se faire selon des politiques publiques appropriées en matière technologique et aussi en considération des réalités sociales et culturelles locales.

Relevant, pour sa part, les indices particulièrement alarmants en matière de développement dans les sociétés arabes, l’universitaire Noureddine Afaya a déploré le retard enregistré au Maroc en matière de généralisation de l’enseignement scolaire qui n’a été instituée que dans les années 80, tirant la sonnette d’alarme quant à l’ampleur de la déperdition scolaire.

Pour corroborer ses propos, il a indiqué que 3 pc seulement des étudiants parviennent à décrocher leur licence.

Tout en attribuant le retard en matière de développement à l’ »inefficience » du système de l’éducation et à l’ »absence » d’une véritable classe moyenne, il a plaidé pour une bonne gouvernance participative dans tous les domaines, notamment au niveau de l’éducation.

MAP, 19 février, 2012

 

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