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«Développement Eco-responsable et TIC»

Petit. M et al., Conseil Général de l’Industrie,

de l’Énergie et des Technologies, Paris, septembre 2009, 32 p.

De nombreuses réflexions ont déjà été menées sur la contribution des TIC à une société plus soucieuse du développement durable, dans une économie maîtrisant sa facture énergétique et ses émissions de gaz à effet de serre. 

Car, «dans un contexte où la consommation des TIC atteint un ordre de grandeur de 13% de la consommation électrique française, et croît environ de 10% par an, il convient de développer des TIC, d'une part plus sobres en énergie et produisant moins de déchets, et d'autre part, mieux les utiliser dans l'industrie, les services et la vie quotidienne dans une optique de développement durable».

En effet, les composants électroniques sont au coeur de la réduction de l’impact environnemental des produits, services et solutions dans le domaine des TIC, y compris dans l’ensemble des secteurs utilisant les TIC, pour l’optimisation de leurs processus en vue d’une meilleure gestion de leur consommation énergétique et de leur impact environnemental. «L’industrie des composants, depuis 30 ans, a réduit de manière très importante son impact environnemental global tout en augmentant régulièrement les performances de ses produits. Il convient donc d’accélérer l’adoption des composants les plus innovants et performants en termes environnementaux».

Tout l’effort doit être orienté à ce niveau, pour «mettre en oeuvre une politique d’accompagnement de l’industrie pour accélérer la mise au point de composants encore plus performants en termes de développement durable…», mais aussi pour «développer une politique de recherche et développement structurée autour des innovations en production, notamment dans l’intégration de composants et de systèmes électroniques dans l’ensemble des produits et services».

L’interopérabilité des systèmes numériques conditionne, dans l’un comme l’autre des cas, «l’optimisation du gain sur l’environnement lors de la mise en oeuvre des TIC, car la gestion de bout en bout des systèmes et des processus est rendue compliquée par l’hétérogénéité des normes et standards».

Autrement, «la normalisation et la standardisation sont des éléments clés pour le développement des technologies de l'information respectueuses de l’environnement, car bien gérer et optimiser suppose que l’on sache définir précisément l’objet et son environnement pour pouvoir mesurer son impact écologique».

Il est vrai, note le rapport, que les indicateurs écologiques sont très difficiles à calculer de manière générale, en raison de la multiplicité des acteurs et des contributions, et plus encore pour les TIC eux mêmes car le secteur est soumis à des évolutions rapides des technologies et des usages.

Mais il n’est pas moins vrai, que «ces indicateurs sont nécessaires pour chiffrer les gains que peuvent apporter les TIC dans les secteurs industriels ou domestiques, pour orienter vers la performance environnementale des architectures des ordinateurs et des centres de données…et pour permettre la sensibilisation des utilisateurs».

Les TIC constituent de plus un outil déterminant en matière de traçabilité et de communication pour consolider les chiffres obtenus et calculer l’empreinte écologique de tous les produits et de leurs usages. Compte tenu du caractère très mondialisé du secteur, les actions concernées ne peuvent être conduites que dans un cadre international et à tout le moins communautaire.

Par ailleurs, pour que les TIC jouent pleinement leur rôle d’outil au service du développement durable des entreprises, il est indispensable, souligne le rapport, qu’elles fassent l’objet d’une large dissémination dans le tissu industriel.

L’information et la sensibilisation des utilisateurs et consommateurs, est fondamentale car elles permettent à ceux ci d’être conscients de l’impact écologique de leurs actions, et de le mesurer et de le maîtriser souvent grâce aux TIC. Cette information doit être claire pour permettre des choix responsables d’achats et d’usages. Elle correspond à la forte évolution de tendance vers le «mieux consommer».

Rubrique « Lu Pour Vous »

7 janvier 2010

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